Hôtel du Pax, prison
L’hôtel du Pax est transformé en prison par la Gestapo. Il fonctionne comme lieu de détention et de torture, voire d’exécutions sommaires, du 8 septembre 1943 au 18 août 1944. Le capitaine SS Lottmann est le chef de la prison, secondé par Dhorst et Wronsky. Seul Jean Debrucky, Autrichien, ancien des Brigades internationales, réussit à s’en évader en novembre 1943 et à rejoindre les maquisards de Manigod. II montera avec eux au Plateau des Gliéres.
Le registre d’écrou du Pax a été conservé : on y relève les noms de 699 détenus arrêtés dans divers points du département et soit exécutés soit déportés après une détention plus ou moins longue. Le 18 août 1944, au moment des combats menés par les FFI haut-savoyards pour libérer la ville, les prisonniers ont la vie sauve grâce à l’intervention du maire d’Annemasse qui les échange contre la possibilité pour les chefs de la Gestapo de passer en Suisse.
