On demande souvent combien de ces maquisards ont été directement victimes des affrontements précédant le décrochage du 26 mars. La réponse est : quinze. En voici la liste par ordre de dates :
5 février, à Thônes, lors de la rafle de la Milice : 1 mort (George Laruaz, tué par la Milice) et 1 déporté mort au cours de son transfert en Allemagne (André Laruaz,le frère du premier). Ils étaient membres du corps franc Bastian. Ils étaient redescendus du Plateau dans la nuit précédente avec ce groupe qui multipliait les allers-retours entre la vallée et le Plateau dans cette période d’installation et qui constituera ensuite la section Saint-Hubert. On doit donc les compter dans les victimes du Plateau au même titre que leurs camarades.
9/10 mars, à Entremont, 3 morts : Tom Morel, George Decour et Frizon grièvement blessé (transporté à l’hôpital de Bonneville il est arrêté par les Miliciens et il mourra à la fois de ses blessures et de leurs brutalités).
20 mars, aux Plagnes, au-dessus d’Usillon, 4 morts : 3, tués sur place par la Milice ( Marcel Péguet,Joseph Zonca, Aimé Démolis) et un 4éme (Henri Stein) mort de ses blessures à l’hôpital d’Annecy le 6 mai.
22 mars, aux Auges (Section Leclerc), 1 mort : André Garcia tué lors de l’attaque de la Milice.
23 mars, à Notre-Dame des Neiges (section Hoche), 2 morts : l’attaque aérienne fait deux blessés graves, Louis Basso qui meurt en arrivant à l’infirmerie du Plateau et André Daniel achevé par les Allemands le 27 mars.
26 mars, à Montiévret (section Saint-Hubert), 3 morts : André Guy (« Chocolat »), Jaccard (« Bifin ») tués à leurs postes de combats et Paul Lespine grièvement blessé par les Allemands (fait prisonnier, il sera exécuté quatre jours plus tard).
NB. la première « victime indirecte » : Francis Avettand-Fenoël tué accidentellement lors du « déménagement » du camp de Manigod le 31 janvier, n’est pas comptée.