Raymond Perrillat

Tous les documents photographiques qui relatent la vie du Plateau des Glières : l’enterrement de Tom Morel, la prise de commandement par le capitaine Anjot, la vie des maquisards, les parachutages… ont été réalisés par ce maquisard né dans le village du Grand-Bornand.

Raymond Périllat
Raymond Périllat

« J’avais glissé un petit appareil pliant (un kodak) dans le sac tyrolien ; j’étais apprenti photographe, ça me semblait tout naturel. Je ne pouvais imaginer que ces photos allaient devenir un jour des documents officiels. Je photographiais des scènes de la vie quotidienne et aussi les événements importants.
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L’emploi du temps était serré là-haut. On assurait un service de garde et on prenait en charge à tour de rôle le ravitaillement qu’il fallait aller chercher à l’Essert près du Petit-Bornand.
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Quand les Allemands sont arrivés, j’étais en faction au col de Spée (section Allobroges) — une dizaine de bonhommes — je les ai vus attaquer le secteur qui nous faisait face, au crépuscule.
Puis nous avons reçu l’ordre de repli. On a marché toute la nuit, à même le rocher pour ne pas laisser d’empreintes sur la neige.…
Au petit jour, on a caché les armes dans des abris naturels. J’en ai profité pour mettre au sec la plus grande partie de mes pellicules, soit une dizaine de rouleaux. Nous avons récupéré le tout deux mois plus tard. Armes et pellicules n’avaient pratiquement pas souffert de l’humidité.
(...) »

Extraits d’une interview parue dans le journal le Dauphiné Libéré