La chronologie des événements

A- A A+

1943

AUTOMNE

Répondant aux demandes pressantes d’armes adressées à Londres par l’Armée Secrète (l’A.S.) de Haute-Savoie, une mission alliée, "mission Musc", est envoyée pour évaluer les besoins et les possibilités des maquis de la région. Sa conclusion est que plus de 2000 hommes devraient pouvoir être armés et organisés pour des actions futures. Le Plateau des Glières, qui a déjà servi pour un parachutage en 1943, est proposé pour servir de plateforme de largage.

Le plateau des Glières à l'époque du maquis
Le plateau des Glières à l'époque du maquis

1944

JANVIER

Compte tenu de la situation insurrectionnelle qui règne en Haute-Savoie depuis l'automne, les autorités allemandes d’occupation mettent en demeure le gouvernement du Maréchal Pétain à Vichy de "nettoyer les nids de terroristes" avant la mi-mars.

Mi- janvier

Des renforts de police affluent dans le département: Gendarmerie, Garde mobile, G.M.R. (Groupes Mobiles de Réserve) et Milice. Les Forces du Maintien de l’Ordre compteront près de 3000 hommes à la fin du mois.

31 janvier 1944

L’état de siège est proclamé en Haute-Savoie.
Tom Morel constitue le maquis des Glières.
120 maquisards du maquis de Manigod, répondant aux ordres du lieutenant Tom Morel, montent au plateau des Glières. C’est le site choisi par la Résistance et par Londres pour recevoir des parachutages destinés à armer tout le département.

Etat de siège
Etat de siège

La chronologie complète des événements de janvier (document en téléchargement présentant les faits de la résistance et ceux de l’occupant soit en 2 colonnes soit les uns à la suite des autres avec 2 couleurs différentes). A reproduire pour chaque mois.

FÉVRIER

56 maquisards espagnols, anciens soldats de l'armée républicaine répondent à l’appel de Tom Morel. Ils forment les sections "Ebro" et "Renfort Ebro". Dans les jours suivants, d’autres groupes de maquisards du secteur rejoignent le Plateau.

13 février 1944
Premier parachutage d’armes par la Royal Air Force.

Dans la nuit du 13 au 14 février, la Royal Air Force effectue le premier parachutage d’armes pour équiper le Bataillon des Glières. 54 containers sont largués sur le plateau.

20 février 1944
"Vivre libre ou mourir".

Tom Morel rassemble le Bataillon des Glières au pied du mât central où flotte la croix de Lorraine. Il donne au bataillon sa devise : "Vivre libre ou mourir".

Intérieur de chalet avec la devise 'Vivre libre ou mourir'
Intérieur de chalet avec la devise "Vivre libre ou mourir"

MARS

3 mars 1944
Le maquis des Glières se renforce.

45 Francs-Tireurs et Partisans dirigés par Marius Cochet rejoignent le maquis des Glières. Désormais l’effectif est d’environ 320 hommes, ce qui est encore insuffisant face aux Forces de l’Ordre qui ont pris position dans les vallées. Mais les maquisards contrôlent à peu près tous les passages donnant accès au Plateau.

9 mars 1944
Tom Morel et Georges Decour sont tués à Entremont.

Tom Morel vient d’apprendre qu'un Groupe Mobile de Réserve du Gouvernement de Vichy, conduit par le commandant Lefèbvre, est à Entremont pour préparer une attaque contre Glières. Il décide d’attaquer et investit le village avec les maquisards. Tom Morel fait face au commandant Lefèbvre. L’officier GMR tue Tom Morel à bout portant avec un petit pistolet qu’il avait dissimulé sur lui. 
Les maquisards remontent le corps de leur chef et celui de Georges Decour, tué à ses côtés, pour les enterrer sur le plateau.

Entremont - Hôtel de France
Entremont - Hôtel de France

17 mars 1944
Maurice Anjot prend la tête du Bataillon des Glières.

"Bayart", c’est ainsi qu’est surnommé le successeur de Tom Morel. De son vrai nom Maurice Anjot, le capitaine, conduit par des résistants du Grand-Bornand, franchit le blocus et arrive au plateau. Il prend le commandement du bataillon qui compte maintenant environ 450 hommes.

Prise d'armes à l'arrivée du Capitaine Anjot
Prise d'armes à l'arrivée du Capitaine Anjot

26 mars 1944
L’attaque allemande.

Depuis plusieurs jours, le maquis des Glières subit des attaques aériennes de la part de l’aviation allemande. Le 26 mars, l’armée Allemande lance des reconnaissances offensives sur le nord-est du plateau (vallée du Borne), notamment à Montiévret. À 22h, le capitaine Anjot, estimant que les maquisards n’ont plus les moyens de tenir et que "l’honneur est sauf", donne l’ordre à toutes les sections de décrocher et de rejoindre leurs maquis d’origine. 129 maquisards y laisseront leur vie.

Attaque Allemande
Attaque Allemande